Ségolène Jacmin et sa soeur Alexandre, fondatrices de Façon Jacmin     © Fifty & Me

Inspirational Talk – Façon Jacmin – Ségolène Jacmin

    © Fifty & Me

Monter un business à plusieurs n’est pas inhabituel, avec sa sœur jumelle c’est un peu plus rare. Ségolène Jacmin et sa sœur Alexandra ont décidé de se lancer à leur propre compte il y a quelques années. Façon Jacmin, c’est le fruit d’une complémentarité hors-du-commun et pourtant tellement évidente au vu des parcours des deux jeunes filles.

Pragmatisme et créativité

Douée en mathématiques, Ségolène Jacmin s’est naturellement portée vers des études d’ingénieur. Sa sœur, elle, a pris un chemin un peu différent : « J’ai beaucoup aimé mes études mais je ne voulais pas devenir ingénieur. Donc j’ai fait un master à la Vlerick Business School à Gand, en gestion. Cela élargissait un peu les voies pour la suite de ma vie professionnelle. C’est là que je me suis dit que j’allais tenter ma chance en consultance stratégique. C’était un peu plus large qu’ingénieur mécanique. Ma sœur jumelle est créative, elle est un peu l’opposée de moi. Elle a fait stylisme à la Cambre et elle a travaillé pour Martin Margiela à Paris et pour Jean-Paul Gaultier. Quand j’ai eu la première idée, je me suis tournée vers Alexandra. Mais au début elle ne réagissait pas trop à mes demandes, j’étais un peu vexée quand même ! (rires) »

Après un temps, Ségolène Jacmin ressent l’envie et le besoin d’être plus proche du terrain, et c’est là que les portes de l’entrepreneuriat se sont ouvertes à elle. S’identifiant depuis longtemps à un profil d’entrepreneur/euse (à vérifier), c’est un projet concret qui lui faisait encore avant tout défaut. Elle donne alors un autre tournant à sa carrière pour s’accorder le temps nécessaire pour faire mûrir ses idées : « J’ai changé temporairement de travail pour m’orienter vers quelque chose qui allait plus dans la direction de l’entrepreneuriat. J’ai rejoint Job’In Design à Liège qui conseille des entrepreneurs. Cela m’a permis de me donner du temps tout en ayant un boulot qui à la fois me plaisait et touchait à l’entrepreneuriat ».

Des écharpes aux jeans, en 2014, Ségolène Jacmin reçoit des mains de sa sœur l’un des plus cadeaux de Noël de sa vie : « Avec une collègue de chez Job’In Design qui désirait également se lancer à son propre compte, on a décidé de faire un projet en commun. Nous avons réalisé des écharpes tissées à la main au Pérou dans une belle pochette facilement transportable. Je crois que cela a fait réfléchir ma sœur. Quelques mois après, à la Noël, Alexandra m’a présenté plein de dessins, mais surtout un concept. C’était un super cadeau de Noël  ».

Le denim détaillé à la japonaise

Le concept de Façon Jacmin est simple mais on-ne-peut-plus efficace : tous vos vêtements à base de denim. Il répond à un constat qu’Alexandra Jacmin relève de son expérience dans la mode : le denim est restreint au pantalon jean et à la veste en jean. Il s’agit d’une des rares matières qui s’embellissent en vieillissant et malgré cela, très peu de marques en font une garde-robe entière. En s’interrogeant sur cette restriction, les sœurs trouvent l’idée derrière leur business model : « Notre but est de sophistiquer le denim et de n’utiliser que cette matière pour toute une garde-robe. Le fait que le denim se délave naturellement permet d’apporter une histoire visible sur le vêtement. Un habit est alors le fruit des événements de la vie, comme une veste que l’on achète qui est rigide au début, et qui après prend vraiment la marque des épaules de la personne qui la porte. Et puis, comme ma sœur adore le bleu et l’indigo, le denim est une matière avec laquelle Alexandra travaillait très volontiers».

Et pour alimenter leurs collections, les sœurs Jacmin n’ont pas choisi n’importe quel type de jean, puisqu’elles utilisent du jean japonais, qui est bien plus particulier que la matière jean classique : « Au Japon, ils tissent les jeans de façon beaucoup plus serrée. Cela donne quelque chose de beaucoup plus chic et leurs bleus sont tellement plus profonds, c’est un vrai indigo. C’est aussi le choix d’avoir des usines qui sont vraiment dans la perfection, le souci du détail et le respect du personnel. Nous travaillons avec des usines éthiques. Le côté écologique était un point très important, c’est pour cela qu’on fait produire les pièces à base de ce denim en Europe ».

Reconnaissance et ambition mondiale

Durant leur ascension, Ségolène et Alexandra Jacmin ont connu un coup de boost, grâce à deux titres fabuleux, Best Talent 2016 de C’est du Belge et Best Emerging Talent aux Belgian Fashion Awards 2017 : « Cela fait du bien d’être reconnues, parce qu’on est toujours un peu dans sa bulle quand on monte sa propre affaire. Au final, quand on est dedans, on n’est jamais satisfait. Ces deux récompenses-là nous ont aidé à nous poser le temps d’une soirée et de se dire qu’on faisait quelque chose de bien. C’est aussi un boost commercial incroyable, on a gagné en terme de visibilité, d’image, de presse et de visites sur le site. »

De quoi nourrir leurs ambitions qui s’étendent sur le long-terme à l’échelle internationale ? « Nous voulons devenir une référence mondiale dans le denim. Notre but c’est d’abord de grandir en B2B en Europe et en Asie avant même les États-Unis. En Europe, on se concentre sur la France, l’Allemagne et les Pays-Bas. On continue également à développer nos efforts via notre boutique, et notre site. »

Tu veux en savoir plus sur l’importance de la complémentarité dans l’entrepreneuriat ? Fais la connaissance de Ségolène Jacmin et de son histoire lors de son Inspirational Talk à Young Talent in Action XXL le lundi 21 octobre 2019. Inscris-toi vite : https://xxl.youngtalentinaction.be/fr/program/inspire-your-future/segolene-jacmin

 

play

Deviens YTiA Ambassador!

Young Talent in Action: Chaque jeune au chômage en est un de trop.

    Deviens YTiA Ambassador!
    Deviens YTiA Ambassador!

Password reset instructions will be sent to your registered email address.