Jonge lasser in opleiding aan het werk     © Erfin Ekarana

Des soudeurs extraordinaires : de l’école à l’emploi

    © Erfin Ekarana

Les formations de soudage traversent une période difficile. Ce n’est toutefois pas le cas à Gibbo Galbergen. Cette école d’enseignement spécialisé peine au contraire à faire face à l’afflux d’élèves. On y forme des jeunes ayant un parcours atypique au métier de soudeur, pour ensuite les guider vers le marché du travail, en collaboration avec des entreprises.

La filière « soudage » est particulièrement populaire à Gibbo Galbergen, une école d’enseignement spécialisé située à Mol. Une forte croissance est observée sur le campus depuis quatre ans. Fait plutôt surprenant, car de nombreuses écoles des environs enregistrent à l’inverse une baisse des inscriptions. Certaines ne proposent même plus de formation en soudage.

Au sein de cette école, des jeunes aux parcours atypiques sont préparés au marché du travail. Nombre d’entre eux présentent des troubles du spectre autistique ou des difficultés d’apprentissage, d’autres ont un passé difficile. Par conséquent, l’afflux d’élèves est particulièrement diversifié. « Nous accueillons de plus en plus d’élèves qui ont quitté l’enseignement ordinaire après trois ou quatre ans, parce que cela ne leur correspondait vraiment plus », explique le directeur, Koen Leijnen. La taille et la forte fréquentation des écoles environnantes constituent bien souvent un obstacle pour ces jeunes. L’accompagnement paramédical et l’environnement vert à petite échelle font dès lors toute la différence. « Nous voyons beaucoup de jeunes s’épanouir ici », ajoute le directeur. Selon lui, le nombre élevé d’heures dédiées à la pratique dans l’enseignement secondaire spécialisé (ESS), soit 22 heures sur 32, pourrait jouer un rôle à cet égard.

Chaque élève a son histoire

« Pour moi, cette école représentait un nouveau départ », explique Kiano Seyen (16 ans). Dans l’établissement qu’il fréquentait auparavant, il a été suspendu à la suite d’une « dispute avec les enseignants ». Kiano nous explique rapidement qu’il est atteint de TDAH et de TOC, ou trouble obsessionnel compulsif. Lenke Vermeire (17 ans), la seule jeune femme à suivre cette formation, a essayé de suivre les cours dans une école ordinaire pendant un mois. En raison de sa dyslexie sévère et de son TSA, elle s’est empêtrée dans les matières linguistiques et le cadre scolaire. Kenneth Hossrich (16 ans) nous raconte qu’il souffre de troubles mentaux causés par des événements passés. Il attend avec impatience son premier stage. Il a trouvé une place chez un constructeur de circuits d’autos tamponneuses.

Un emploi en poche

La priorité absolue de l’école est d’insérer les élèves sur le marché du travail. Selon M. Leijnen, l’objectif est particulièrement bien rempli. « Neuf jeunes sur dix qui ont effectué un stage repartent d’ici avec un emploi en poche ». Ce succès n’est possible que grâce à de nombreuses collaborations structurelles avec des entreprises et des partenaires locaux. À ce niveau également, l’école est parvenue à inverser la tendance. Alors que les écoles d’enseignement spécialisé devaient autrefois mendier des places de stage, c’est aujourd’hui le contraire qui se produit. « En impliquant activement les entreprises dans la formation des jeunes et en leur transmettant toutes les informations nécessaires concernant les particularités de nos élèves, ces derniers trouvent un emploi et le conservent ».

2 avril 2025 | Johan Van Praet

Source: Klaas Maenhout dans De Standaard

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